« La justice écoute aux portes de la beauté ». Toute la beauté de la justice trouve justement un sens lorsque le justiciable, face à une difficulté, est à même de la porter devant les institutions en charge de rendre la justice. La justice est un guide éclairé permettant de trancher les litiges entre les individus.

A cet effet, les justiciables se réfèrent aux tribunaux, lorsqu’à l’amiable, ils ne parviennent pas à une solution acceptable de tous. Pour ce faire, le législateur camerounais a aménagé plusieurs procédures taillées à la mesure des difficultés que rencontre lesdits justiciables. Des procédures sont alors introduites devant diverses juridictions dans l’espoir qu’un être neutre (le juge), de par sa sagesse, puisse mettre un terme audit différend. Si au terme de la procédure, le juge, au regard de la loi et de son intime conviction, rend sa décision, il faut encore l’exécuter. La difficulté intervient alors à la phase de l’exécution, laquelle phase donne naissance à la procédure de contentieux de l’exécution.

En effet, cette procédure est née dans le but de régler les litiges liés à l’exécution d’une décision de justice déjà passée en force de chose jugée . Si auparavant les juridictions camerounaises se référaient aux dispositions de la Loi Communautaire, à savoir le Code OHADA portant sur les procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, la Loi N°2007/001 du 19 avril 2007 instituant le juge du contentieux de l’exécution et fixant les conditions de l’exécution au Cameroun des décisions judiciaires et actes publics étrangers ainsi que les sentences arbitrales étrangères, est venue changée la donne.

Aujourd’hui, la Loi de 2007 est devenue le fil conducteur des juridictions camerounaises relativement aux procédures de contentieux de l’exécution. Même s’il subsiste toujours un conflit doctrinal entre cette loi et le Code OHADA, notamment en son article 493.